jeudi 30 octobre 2008
La honte du cimetière
L'inventeur du Katioucha, peut-être...
mardi 28 octobre 2008
Célébrissime !
Monastère de Novodievitch
dimanche 26 octobre 2008
Oups.
La semaine dernière, Alban a acheté des noix. Dans un esprit louable de partage socialiste, il les met à disposition de la collectivité. Malheureusement, le Plan Quinquennal, sans doute en raison d'un sabotage, n'a pas prévu la production de casse-noix. Après quelques essais infructueux pour les briser dans nos doigts puissants (nous ne sommes pas encore assez vernalisés, de toute évidence. Patience !), Ioannis a une "idée" : on n'a qu'à utiliser la charnière de la porte pour faire pression sur les graines cuirassées susnommées. Bilan : "Jamais vu une noix aussi dure, m'enfin !" (Le Parti renvoie les cancres bédéphiles à la lecture assidue de Gaston Lagaffe pour saisir l'allusion). Maintenant, la porte de la cuisine ne ferme plus. Et on ne mange plus de noix. Par contre, on a toujours pas de casse-noix. Mais qu'est-ce qu'on a rigolé.Piotr Illitch Tchaikosvki
vendredi 17 octobre 2008
Il est génial !
mardi 14 octobre 2008
Nouveaux développements idéologiques au sein du groupe GP53-b (notre groupe à la faculté, mais dorénavant, nous le nommerons ainsi, pour des raisons évidentes de portée heuristique). Ce matin, cours avec la douce Isolda Vassilievna. Nous abordons le suffixe -ist, qui, en russe, désigne aussi bien des métiers ("programist", par exemple) que des idéologies. Et là, Isolda Vassilievna craque : "Marxist. Stalinist. Maoist. Peronist. Vi ponemaiete ? Vous comprenez ?" La larme à l'oeil, nous ne pouvons qu'acquiescer de la tête tant l'émotion nous submerge. La lueur d'adoration dans le regard de la délicieuse Isolda Vassilievna est absolument enthousiasmante. Elle l'aime, avons-nous pensé à l'unanimité. Apothéose finale, Isolda nous fait chanter Les Soirs de Moscou, et la conversation dérive sur les chants moscovites. Aussitôt, le Parti entonne à mi-voix la Marche des Défenseurs de Moscou (1941). Dès le refrain, Isolda Vassilievna nous accompagne : elle le connait par cœur ! L'entendre chanter "Ounitsochim vraga !" "Annihilons l'ennemi !" est une expérience inoubliable : jeudi, nous lui ferons chanter Soldaty v put, et en profiterons pour lui demander les paroles du troisième couplet, introuvable sur le net (même sur l'excellent sovmusic.ru, que nous conseillons à tous les amateurs de musique prolétarienne). À tous les coups, elle le connait aussi.
dimanche 12 octobre 2008
Pabiéda ! (Victoire !)
samedi 11 octobre 2008
Psychosociétologie (marxiste) des professeurs de la podgotovitielny fakultiet (faculté de langue russe) de l'Université Russe de l'Amitié des Peuples
Le Parti est enchanté. Après des débuts difficiles avec nos camarades-professeurs, le voile se déchire sur leur parfaite conformité idéologique avec les canons du stalinisme orthodoxe. Isolda Vassilievna, les larmes aux yeux nous demande de ne pas lire "URSS" -comme indiqué dans nos manuels modernes- mais "Russie", ou encore de dire "Saint-Petersbourg" au lieu de "Leningrad". Indignation dans les rangs du Parti. Patchimou ? Pourquoi ? Les éléments de réponse apportés par ce vénérable personnage sont heuristiques. Voici ces propos, vaguement traduis de l'infâme sabir russo-franco-anglais que la malheureuse est forcée de parler pour se faire comprendre de notre groupe internationaliste (trois français, une brésilienne, un indonésien et parfois un irakien) : "L'URSS n'existe plus. Malheureusement. Du temps de l'URSS, la vie était dure, mais nous étions tous amis. 150 peuples dans 15 républiques, et un seul pays ! Ukrainiens, Géorgiens, Russes, Biélorusses, tous amis ! Maintenant, la vie est plus facile, mais nous ne sommes plus amis. Voilà pourquoi je dis 'malheureusement'."
La foule, qui a écouté ce discours la larme à l'œil, éclate en applaudissement nourris et brandit des portraits de Staline. "Vy znaitie Stalin ?" ("vous connaissez Staline ?"), demande l'adorable créature avec un sourire mutin. Kaniechna, my znaiem ! Bien sûr, que nous le connaissons !
Un peu plus tard dans le cours, Isolda nous décrit son point de vue sur la pacification de la Géorgie. "C'est de la politique sale. Saakachvili (le "président" géorgien, NLDR) est trèèès ambitieux, et il aime le pouvoir. (mimique de circonstance) Voilà pourquoi je dis que c'est une sale histoire." Nous voilà rassurés. Son orientation idéologique est sans défaut.
Dina Nikolaievna (notre second professeur) n'est pas en reste sur le plan du stalinisme. Les mots de "Vielikaya Otietchesvennaya Voyna" (Grande Guerre Patriotique, la 2ème Guerre Mondiale vue par les russes) la plongent en transe. Quand le camarade Vorochilov (François, quoi) utilise son prénom comme exemple (Kliment), elle réagit au quart de tour, telle une Lada bien réglée. "Da ! Kliment Vorochilov. On voyna geroy ! Vsie znaiout ievo !" "Oui ! Kliment Vorochilov ! C'est un héros de guerre ! Nous le connaissons tous !" Ravissement général. Plus tard, quand elle aperçoit les décorations subtiles dont le camarade Molotov a orné la page de garde de son cahier d'histoire (une médaille de l'Armée Rouge, recopiée à la perfection), elle entonne "Svyachennaya Voina" (La Guerre Sainte), un chant patriotique d'époque. Contraste étrange, elle a une voix superbe, sans doute plus faite pour chanter des romances que les paroles... disons entraînantes... de cet hymne martial. Elle connait aussi à la perfection La Varsovienne, et le Parti ne désespère pas de lui faire chanter L'Internationale, voire "Soldaty v put !" (Soldats, en marche !) avant la fin du semestre. Et elle, elle nous autorise et nous encourage à lire SSSR (URSS) dans nos cahiers, quand l'occasion se présente. Ah, et précisons qu'elle est une supportrice fervente du club de football de l'Armée (le CSKA).
L'idéologie stalienne se porte à merveille en Russie, camarades de France. Prenez-en de la graine !
La foule, qui a écouté ce discours la larme à l'œil, éclate en applaudissement nourris et brandit des portraits de Staline. "Vy znaitie Stalin ?" ("vous connaissez Staline ?"), demande l'adorable créature avec un sourire mutin. Kaniechna, my znaiem ! Bien sûr, que nous le connaissons !
Un peu plus tard dans le cours, Isolda nous décrit son point de vue sur la pacification de la Géorgie. "C'est de la politique sale. Saakachvili (le "président" géorgien, NLDR) est trèèès ambitieux, et il aime le pouvoir. (mimique de circonstance) Voilà pourquoi je dis que c'est une sale histoire." Nous voilà rassurés. Son orientation idéologique est sans défaut.
Dina Nikolaievna (notre second professeur) n'est pas en reste sur le plan du stalinisme. Les mots de "Vielikaya Otietchesvennaya Voyna" (Grande Guerre Patriotique, la 2ème Guerre Mondiale vue par les russes) la plongent en transe. Quand le camarade Vorochilov (François, quoi) utilise son prénom comme exemple (Kliment), elle réagit au quart de tour, telle une Lada bien réglée. "Da ! Kliment Vorochilov. On voyna geroy ! Vsie znaiout ievo !" "Oui ! Kliment Vorochilov ! C'est un héros de guerre ! Nous le connaissons tous !" Ravissement général. Plus tard, quand elle aperçoit les décorations subtiles dont le camarade Molotov a orné la page de garde de son cahier d'histoire (une médaille de l'Armée Rouge, recopiée à la perfection), elle entonne "Svyachennaya Voina" (La Guerre Sainte), un chant patriotique d'époque. Contraste étrange, elle a une voix superbe, sans doute plus faite pour chanter des romances que les paroles... disons entraînantes... de cet hymne martial. Elle connait aussi à la perfection La Varsovienne, et le Parti ne désespère pas de lui faire chanter L'Internationale, voire "Soldaty v put !" (Soldats, en marche !) avant la fin du semestre. Et elle, elle nous autorise et nous encourage à lire SSSR (URSS) dans nos cahiers, quand l'occasion se présente. Ah, et précisons qu'elle est une supportrice fervente du club de football de l'Armée (le CSKA).
L'idéologie stalienne se porte à merveille en Russie, camarades de France. Prenez-en de la graine !
mardi 7 octobre 2008
Podmoskovnaya Vietchera
dimanche 5 octobre 2008
Vue depuis le 18e et dernier étage de l'abschijitié
Le carrosse du Roy
On ne sait pas trop ce que c'est...
jeudi 2 octobre 2008
Au détour de Miklukho-Maklaya Ulitsa (notre rue)
Une affiche de propagande pour les commandos parachutistes. "Gdie my - Tam pobeda !" clame l'affiche : "Là où nous sommes est la victoire !", en français. Mais ça sonne nettement mieux en VO, n'est-ce pas ? Encore une fois, nous vous suggérons d'agrandir la photo pour essayer d'y voir quelque chose. Pardonnez la qualité, elle a été prise par un téléphone portable qui fait ce qu'il peut. En tous cas, ça donne une idée de l'atmosphère largement militarisée de ce beau pays : il y a des uniformes partout, parfois portés par des gamins plus jeunes que nous, sans doute des cadets. Voir à ce sujet l'article du Courrier de Russie de la semaine sur l'académie militaire pour gamines orphelines. En tous cas, ça donne un sacré cachet à la foule qui se presse dans le métro, toutes ces casquettes ornées de l'aigle bicéphale. Vivement qu'on ait les nôtres ! Dès que nous avons assez de russe, nous abandonnons nos études pour nous enrôler ! (dans la marine et l'aviation, tout de même. Nous ne sommes pas encore assez allumés -ni brutaux- pour aller tâter de l'armée de terre et de ses pratiques de bizutage... exotiques. Par contre, la Milice, pourquoi pas, comme solution de rechange. Ou le FSB, d'ailleurs (on essaiera de faire des photos de leurs affiches de recrutement dans le métro, un jour prochain).Park Kultury
Le "Park Kultury" (il vous faut vraiment une traduction ? ça veut dire "service après-vente", évidemment) a été fondé en 1955 pour cultiver les prolétaires moscovites et leur permettre de passer une après-midi agréable dans un cadre idyllique. Aujourd'hui, c'est un gigantesque parc d'attractions plein d'enseignes criardes à mille lieues de la modestie et de l'harmonie de l'entrée du parc (sur la photo). Quelle décadence !La contagion s'étend.
Inscription à :
Commentaires (Atom)

