mardi 3 février 2009

De l'Aurora au Musée de l'Artillerie

Le Politburo, l'esprit empli de visions martiales de koulaks déchiquetés par l'artillerie de marine, quitte à regret le Croiseur Aurora pour le Musée de l'Artillerie militaire. Sur notre chemin, nous longeons la Forteresse Pierre-et-Paul :


La seule mosquée de Saint-Petersbourg... (équitable et aussi tolérant avec les musulmans qu'avec les catholiques, les orthodoxes, les juifs, les bouddhistes, les taoistes et les fléchettistes - plus rares -, le Politburo a déposé une bombe dans ladite mosquée, comme il s'apprète à le faire dans chacun des lieux de culte de Leningrad)


Bâtiment.

Non, nous n'en savons pas plus. Bâtiment, vous dis-je.

Pèlerinage historique.

À peine arrivé à Leningrad, le Politburo s'est mis en devoir de visiter le plus important lieu de mémoire de la capitale de la Révolution : le Croiseur Aurora, dont le coup de canon sur le Palais d'Hiver, refuge du couard Kerenski, mit un terme à la révolution bourgeoise de février et sonna le commencement du pouvoir des soviets. C'est le coeur serré par l'émotion que nous approchons du mastodonte endormi, pris dans les glaces de la Néva gelée.
Bien évidemment, affichant ouvertement notre respect et notre dévotion, tant à la révolution d'octobre qu'à la Flotte Rouge, nous nous équipons de nos vareuses de matelots et arborons fièrement nos "biezkozirka", déclenchant une vague d'adoration et d'émulation socialiste chez les nombreux visiteurs du gaillard d'avant.
Les membres d'un bataillon de komsomols féminins insistent pour se faire photographier une par une en notre flatteuse compagnie, et c'est de bonne grâce que nous nous prêtons au jeu, car que serait le Politburo si il n'était que démocratique sans savoir être populaire ?
Hélas, il nous est difficile de prouver nos dires : les heuristiques futures kolkhoziennes de choc ont officié avec leurs propres appareils photos, et nos chances de retrouver ces clichés sont aussi minces que Lénine était grand. Cependant, l'une des photos a été prise avec la caméra numérique de Kliment Iefremovitch, et bien que sa qualité soit piètre, du fait de la faible longueur du bras de Natalia qui prenait la photo tout en posant dessus, elle prouve indiscutablement que nous disons vrai.
Dommage, n'est-ce pas ?

(oubli rattrapé) Le groupe GP-53B !

Ca y est, vous pouvez enfin voir nos profs ! La maman Isolda Vasiliévna et sa fille adorée qui l'appelle trois fois par jour, Dina Nikolaévna... Sinon à gauche, Ori, Téï, Léo, Rémi. C'est bibi qui prend la photo. C'était lundi après-midi, après les examens. On a fait un goûter avé la maîtresse qui est kré kré gentille.
Le visage professoral de notre groupe... Alors, la fille ressemble-t-elle à la mère ? Votre avis nous intéresse...

{bientôt des photos de Leningrad, ne vous inquiétez pas, hein...}

Correctif.

Excellente nouvelle, camarades ! Non seulement, le Politburo, invincible, comme toujours, est arrivé sain et sauf à Leningrad, mais en plus, il aura accès à internet pendant son séjour dans la ville natale de la Révolution d'Octobre ! Rendez-vous donc dès ce soir pour les premiers témoignages de notre épopée socialiste, ce qui n'est toujours pas une raison pour être en retard.

lundi 2 février 2009

Nouvelle coupure.

Cette semaine, le Parti part à Leningrad, renommée Saint-Petersbourg par les fascistes. En conséquence, les émissions ne reprendront que dans une semaine exactement, pour le récit de notre odyssée épique. Soyez exacts au rendez-vous, ou vous serez fusillés.

dimanche 1 février 2009

La partie suivante du musée est plus conventionnelle : galerie de "dioramas", tableaux géants à 180° reconstituant les points culminants de la Grande Guerre Patriotique. Bataille de Stalingrad :

Siège de Leningrad :

Bataille de Koursk :
Franchissement du Dniepr :
Et pour finir, prise de Berlin :

La section suivante est un musée militaire classique, mais imposant, regorgeant de maquettes, d'uniformes et de photos d'époque, dont ce document prouvant irréfutablement que malgré la dictature, la répression impitoyable, les procès truqués et la propagande d'Etat, le peuple américain souhaite monolithiquement se convertir au socialisme stalinien. Gageons que les malheureux GI's posant pour la postérité avec leurs frères soviétiques ont été exécutés par leurs officiers fascistes.

Pour finir, la dernière partie du musée est consacrée à l'art militaire, le plus beau de tous comme chacun le sait de l'Oural au fleuve Prout. Hélas, nous n'avons pas eu le temps de contempler ce régal des yeux en perspective, pressés par le temps et notre planning très serré. Juste avant de ressortir, nous faisons une halte dans le hall central, orné d'une statue tout à fait à notre goût.
AH QU'IL EST BEAU !!!!!

Musée de la Grande Guerre Patriotique.

Un tantinet lassé par les après-midi d'ennui à l'abshijitié, le Politburo a décidé de reprendre le cours de ses visites hebdomadaires des lieux de mémoire de la capitale du socialisme. Hier, donc, V.M. Molotov et K.I. Vorochilov se sont rendus au Musée de la Grande Guerre Patriotique, situé à l'entrée du Park Pobiedy (parc de la victoire), dont nous vous avons déjà parlé dans ces pages. Comme d'habitude, les droits d'entrée pour les étudiants, à plus forte raison aussi prestigieux que nous, sont symboliques.
Le musée est gigantesque, et se compose de quatre secteurs : Au rez-de-chaussée, la "Galerie des Larmes" (photo) commémore tous les soldats tombés au front. Au plafond, 2 600 000 chaines en cuivre au bout desquelles pendent des larmes de cristal représentent les pleurs des familles des 26 000 000 de morts soviétiques dans leur lutte héroïque contre la barbarie nazie et capitaliste.
Au fond du couloir, une salle circulaire décorée de même, abrite une statue de la Mère-Patrie pleurant ses fils.


Le tout est impressionnant, comme tout ce qui a été construit sous l'inspiration du camarade Staline, bien évidemment.